En attendant l’espoir

Quand j’avais 12 ans, j’étais judoka.

Rassurez-vous, j’ai tout oublié. Notre club était ouvert sur la grande route et souvent les passants s’arrêtaient pour nous voir nous tabasser avec différentes techniques.

Il y avait un monsieur d’un certain âge de ceux qu’on appelle idiots chez nous. Je ne sais pas s’il souffrait d’autisme, du syndrome d’asperger ou d’une maladie génétique. Il s’exprimait mal ou pas du tout. Il était sale. Ses vêtements étaient déchirés comme si lacérés par on ne sait quoi. A sa suite, une flopée de moucherions avides de pus. Son visage était hagard entre des yeux vides de sens et des lèvres craquelées. A chaque séance, il s’asseyait sur le bord du tatami pour nous regarder.

J’ai oublié les techniques du Judo. J’ai tout oublié de cette époque. Sauf son regard traînant et ce désespoir dans ses yeux. Comme s’il ne voyait que l’infini. J’ai tout oublié sauf ce jour où il m’a touchée, où je l’ai repoussé. J’ai tout oublié sauf ma fascination pour lui, mon dégoût et cet amour pour son humanité cachée aux yeux du monde. Il était comme une bête, comme un chien des rues. Livré à lui-même, lui pour qui le judo était un instant de vie, lui qui aurait voulu monter sur le tatami pour combattre avec nous.

Quand j'avais 12 ans, j'étais idiote. Et je regardais de loin l'humanité qu'aujourd'hui je célèbre. Click To Tweet

Cette histoire est mon hommage à cet homme que j’ai rejeté comme tout le monde. A l’idiot de mon club de judo, désolée.


Ça sent bon la nature, le matin. Ça sent les feuilles, ça sent l’eau, ça sent la vie. La vie ? Vis-je ? Est-ce qu’une tache vit ?

Aujourd’hui, papa a crié. Maman a pleuré. Ifè m’a regardé. Et je suis sorti. Que pouvais-je d’autre face à la lourde accusation qui planait sur ma tête, comme un oiseau qui pêche ? Ah les oiseaux. C’est beau, les oiseaux. C’est insouciant, ça vole et ça niche. Ça vole et ça vit.

La tache marche. Enfin, elle clopine. Elle ne parle pas. Enfin, elle ne peut pas le faire. Ni sourd ni muet, ni court, ni vilain. Mais ça dépend. Je me sens beau, parce que la nature, elle,  elle est belle. Ah la nature ! C’est divin. Maman est comme la nature. J’aime Dieu à cause de la nature. Impossible que le hasard soit si précis. Je suis un enfant du hasard. Je ne suis pas précis.

Darios Tossou

Ma chemise est trouée, elle n’est cependant pas trop sale. Mes pieds oui, ils le sont. C’est parce que je ne sais pas marcher comme les autres. Je traîne dans la poussière. Hier, maman a encore dit :

  • Yeyinou, tu dois lever le pied, comme ça.

Et elle me montrait, comment lever le pied, l’un après l’autre. Ça m’a fait rire. Maman ne sait pas que j’essaye. J’essaye, ça ne marche pas. Je fais comme je peux alors. Je traîne. Partout. Mes pieds. Ma vie. Mon fardeau.

Ma vie est drôle. Elle persiste, malgré tout. Le plus drôle c’est que la vie n’a pas vraiment l’humour qu’il faut. Exemple, mon prénom. Yeyinou. Maman a dit que ça signifie « Chéri » en fongbé. Comme je suis son premier enfant, comme elle m’aimait avant que je naisse, elle m’a alors appelé Yeyinou. Maman a fait une erreur. Elle aurait dû attendre. Attendre. Je ne fais qu’attendre, moi.

Yeyinon. C’est comme ça les enfants m’appellent dans le quartier. Les grands aussi, en chuchotant. Ils prennent alors une mine de compassion. Je ne sais pas pourquoi. Ça ne change rien, de toute façon.

Yeyinon, ça veut dire « L’idiot ». Ma mère a mis un U, la vie a effacé et écrit un N. De Yeyinou à Yeyinon, ce n’est pas drôle, la vie. Tu devrais prendre des leçons d’humour chez Pipi Wobaxô. J’adore Pipi Wobaxô. Je ris tout le temps. Ils sont drôles, Pipi et Eléphant Mouillé.

Mouillé. Hier, j’ai encore mouillé mon lit. Maman m’a regardé.

  • Yeyinou, tu devrais te lever quand tu as une envie pressante et me sonner, comme ça.

Et elle me montrait comment sonner, en secouant la cloche. Maman ne sait pas que j’essaye. Ça ne marche pas, parce que je ne veux pas. Je veux faire comme un grand. Non. Je suis grand. 19 ans, c’est grand non ?

J’ai une grande plaie dans les pensées, mes pensées s’y engouffrent souvent. La tache rêve de normalité. Ce qui fait mal ce n’est pas toujours ce qu’on est, mais ce que les autres perçoivent de qui on est. Les Hommes, ça reste loin, ça fait des suppositions et ça prend ça pour évangile.

Le pasteur est encore venu à la maison, voir maman. Me voir, pour prier pour moi. Comme si j’avais quelques démons qui m’empêchaient d’être un garçon normal.  Ces prières n’ont pas dues être entendues, je suis toujours aussi Idiot. Enfin, c’est ce qu’ils disent.

Est-ce que je pense ce qu’ils pensent ? N’est-ce pas là même le propre de l’idiotie que d’avaler le craché des autres ?

Elle est venue. Elykiah. Au club de judo. J’aime Elykiah. J’aime ses yeux. Ses cheveux. J’aime Elykiah. J’aime la regarder. La voir. J’aime Elykiah comme la nature. Elykiah est comme maman. #Founmi Click To Tweet

Darios Tossou

Quand je traîne jusqu’au dojo, je m’assieds sur le bord de la pièce. Elle fait face à la route. Ça me salit un peu, la poussière. Mais Elykiah est là. La voir me rend propre. Je me sens normal, bien. Quand je vois Elykiah, je ne suis plus idiot. Je suis fou. Fou d’elle.

Elykiah porte une ceinture blanche. Elle a commencé à venir, il y a un mois. Je l’ai vue par hasard. Le hasard me connait bien. C’est normal alors.

Elykiah…c’est doux son prénom. Ça sonne comme le chapelet qu’égrène souvent maman la nuit, à côté de mon lit. Elykiah…Elykiah, je suis béat. Je suis comme la Vierge du salon, et son « allégresse ». Elykiah…Kiah. Je dis Kiah…à cause du Ah.

Elykiah…ça veut dire espoir en Congolais. Dans la langue des Congolais. J’ai entendu ça à la Radio. Elykiah est Congolaise. Elle parle comme si elle chantait. J’adore Fally Ipupa. Je n’ai pas pu le dire à Kiah.

Quand la séance de judo se termine, et que Kiah sort, je me lève pour lui parler. Mais tout ce qui sort de ma bouche c’est « …Ah. A A ». Je me fais l’effet d’un « réciteur » d’alphabet. Alors, je la touche. Elle se dégage et me regarde comme Papa. Enervée, gênée. Papa dit à Maman qu’elle lui a fait des enfants bizarres, qu’elle a dû pêcher dans sa vie de jeune fille, qu’il va prendre une autre femme. Ifè, lui, il est court, un peu trop court. Un Idiot et un Nain, maman n’a pas gagné le gros lot. Ça me fait mal. Elykiah qui se dégage. Je lui fais peur, mais je l’aime.

J’aime toucher ce que j’aime. Je ne peux pas dire je t’aime, je ne peux pas chanter de sérénade. Je touche. Je touche beaucoup maman. Je veux beaucoup toucher Elykiah. Mais elle me fuit. #Founmi Click To Tweet

Les petits enfants, ils m’insultent. « Yeyinou yeyinon ». Ils ont même composé une mélodie avec. J’aime la musique. Mais cette mélode me divise, me décompose en peines. Alors je les poursuis. Je poursuis les enfants. Ils courent. Ça les amuse. Ils chantent plus fort. Les grands s’approchent alors de moi. Avec un bâton et un visage sévère. Ils disent que je suis méchant. Ils veulent me taper, que j’effraye leurs enfants. Ils le disent à papa. Papa m’enferme. Maman pleure derrière la porte. Je n’aime pas quand maman pleure. Alors, je crie.

Elykiah crie à présent. Je voulais juste lui montrer les oiseaux en haut dans le ciel. Mais elle crie. Je crie aussi. Elle se débat, sur le trottoir. La séance du matin n’a pas encore commencé. Elykiah a porté une belle robe noire. Elle court maintenant. Je cours avec elle. Pour lui montrer les oiseaux. Je crie Ahhh ahh. Elykiah. Je cours derrière l’espoir.

Elykiah doit avoir 15 ans. Comme Ifè. Pour Ifè, c’est à cause de moi que papa crie sur maman et que maman pleure. Pourtant, lui aussi, il est inachevé. Personne ne voit de beauté dans l’inachevé. Elykiah non plus n’en voit pas. Elle n’aime pas que je la touche. Je pensais avoir les doigts doux comme mon amour pour elle. Mais ils sont rocailleux, comme ma vie. L’inachevé c’est beau, c’est un éternel début. Les fins sont toujours imparfaites. Et si la perfection était dans l’inachevé ? Elykiah, pourquoi court-elle ? Elle veut qu’on joue à la course poursuite !

Elle habite à l’ancien pont. Je l’ai entendue le dire à l’un des judokas. J’entends tout. Je comprends. Je n’ai pas toujours été comme ça, baba. Ça a commencé un jour. J’ai préféré l’oublier ce jour. Certains fêtent les anniversaires de leurs vies. Je fête les anniversaires de mes morts. Une fois, c’était les mots que je ne pouvais plus prononcer. Une autre fois, mes mains qui se battent compulsivement. Une autre maudite fois, ma tête qui me fait mal. Et mon pied qui ne sait plus marcher.  Je cours derrière Elykiah ! J’aime beaucoup ce jeu. Elle est plus rapide que moi. Je lui demande de ralentir : « Ah ahhh Ahhh » mais elle court encore plus vite. Comme les gifles de papa. C’est rapide, sec. Elykiah court comme une gifle.

Elykiah, pourquoi court-elle? Je veux juste la toucher. Je veux lui dire qu’elle sent comme maman. Pourquoi elle a peur de moi? Elle se retourne pour me regarder. Dans ses yeux, c’est la frayeur. Et un peu de mépris. Comme papa. Papa ne m’aime pas. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être parce que je ne suis pas précis, joli. Peut-être parce je ne suis pas comme lui.

J’ai mal aux pieds. Elykiah ne veut pas s’arrêter. Elle court plus vite que moi. Je suis content de connaître Elykiah. Elle est précise. Nous sommes arrivés au grand carrefour. Avec le pont. En bas, il y a de l’eau. Les voitures passent rapidement. Un jour, je serai chauffeur. Je conduirai des voitures. Comme papa. Je crie à Kiah. «Arrête-toi», je veux lui dire.

  • Ahhhh

Elle s’est arrêtée. Je suis content. Elykiah s’est arrêtée. Je vais enfin la toucher. Je clopine plus vite pour la rattraper. Les passants passent vite. Elykiah est au milieu d’eux comme un coton sur le sol. Son kimono tout blanc et sa ceinture tout blanche. Si elle combat bien, bientôt en elle en aura une toute noire. Comme le maître. Le maître est comme maman. Il ne me chasse pas. Il me laisse regarder les judokas. Un jour, je serai judoka. Je serai judoka-chauffeur.

Elykiah m’attend, les jambes écartées. Je ne comprends pas pourquoi. J’ai l’impression que je ne devrais pas la rejoindre. Mais j’ai tellement envie de la toucher. J’aime toucher. Mes doigts parlent à ma place. Ils sont plus rapides. Je lui dirai tout à Kiah avant de finir mes ahhhh. Elle va adorer. Je vais lui raconter le jour où Ifè a fait tomber papa. Maman et moi on a trop rit. Je vais lui raconter comment il a mangé le riz de papa. Maman avait fait du riz avec de la friture et du poulet. C’est le repas préféré de papa. Et Ifè, il avait faim. Il a mangé le plat de papa. Personne ne doit manger le plat de papa. Maman a dit:

  • Yeyinou, il ne faut pas manger le plat de papa.

Et elle m’a montré comment il ne faut pas manger le repas de papa. Maman a fait comme si elle voulait manger le plat puis a croisé les bras. Manger, pas. J’ai compris. Ifè lui, il avait trop faim. Il n’a pas compris. Alors, un jour, il a mangé le repas de papa. Quand papa est rentré, il a demandé qui avait mangé le plat. Et Ifè s’est mis à courir. Papa s’est mis à courir. Ils ont tourné dans la maison. Notre maison est petite. Comme Ifè. Ils ont fait Police-Bandit dans la maison. Et papa est tombé. Et Ifè s’est mis à rire. Papa aussi. Alors, moi et maman, on n’a plus eu peur. On a ri aussi. C’était trop heureux. On a mangé ensuite tout ensemble en regardant la télé. C’était il y a très longtemps. On ne rit plus à la maison. Papa a trouvé une autre maman. Maman n’est pas contente. Alors, on ne rit plus. On ne peut pas rire quand maman pleure. Maman, c'est la joie. #Founmi Click To Tweet

Je suis content. Elykiah m’attend sur le pont. Peut-être qu’elle me montrera chez elle, de l’autre côté du pont. Je m’approche enfin d’elle. Elle me regarde comme quand il faut combattre au club. J’ai la gorge nouée. Elle est si belle, proche. Je veux lui raconter mon moment heureux.

  • Ahhhh

Je le touche. Elle me pousse. Je tombe. Pourquoi ? Est-ce un jeu? J’aime Elykiah. Je me relève pour le lui dire. Elle se met à crier.

  • Au secours ! Sauvez-moi !

Elykiah crie très fort. Comme les sirènes de la police. Je n’aime pas beaucoup la police. C’est comme l’eau quand maman me lave. L’eau c’est froid. Mes vêtements sont plus sales. Sur le pont, il y a de la terre rouge et de la poussière. J’aime beaucoup la poussière. Des fois, j’en mets sur mon doigt. La poussière a un goût simple. Et puis, ça gratte ma langue. Trop bon. La poussière est comme la nature. Belle, comme elle. Elle crie toujours plus fort. Je ne sais plus pourquoi. Je ne sais pas ce qui se passe. Les passants ne passent plus. Ils s’arrêtent pour comprendre aussi. Je voulais juste raconter mon moment heureux à Kiah. Je m’approche d’elle encore.

  • Ahhhhh Ahhhh Ahhhh

Elle ne comprend pas. Elle me pousse. Elle crie.

  • Sauvez-moi. S’il vous plait! Il court derrière moi depuis en criant. Il me griffe ! Sauvez-moi, il est fou !

Kiah parle aux passants. Ils me regardent comme papa. Ils vont encore me tabasser. Je ne suis pas fou. Je veux juste lui raconter. La toucher. Comme ça. Je m’approche rapidement de Kiah pour montrer à tout le monde. Je lui touche les cheveux et j’entends ses cris. Les passants ne passent plus. Ils m’attrapent parce que Elykiah crie. Qu’ai-je fait?

  • Ahhhh ahhh.

Je me débats. Je veux juste la toucher. Elle n’est pas loin de moi. Je pousse fort. Et j’embrasse Elykiah. Comme j’embrasse maman. Elle me griffe. Les passants m’attrapent. Les voitures ne passent plus. Tout le monde nous regarde. Tout le monde s’arrête. J’ai peur. Je suis énervé. Mais ils vont juste me taper. Je crie comme Elykiah. Je pousse aussi. Quelqu’un me gifle. Je ne vois plus Kiah. Je ne vois plus son kimono blanc. Ni ses dents banches. Elle est où? Je veux la voir ! Je pousse les passants. Ils m’empêchent de voir Elykiah. J’aime Elykiah. Je dois lui dire. Maman dit qu’il me faut tout lui dire. Maman me montre comment on fait. Avec les gestes. Comme un sourd. Je dis tout à maman, avec les gestes. Elykiah est comme maman. Je veux lui dire aussi. « Comme maman».

  • Ahhh ahhh ahhhh

J’ai mal. Quelqu’un me griffe.

  • C’est un fou. Eloignez-le de la fille ! On dirait un chien enragé.

Tout le monde crie. Qu’ai-je fait de mal ? Quelqu’un me regarde, l’air méchant. Je ne sais pas pourquoi. C’est papa. Il court vers nous. Il va leur expliquer que je ne suis pas fou. Papa est revenu du travail. Il court vers moi, je suis content. Et maman? Pourquoi maman n’est pas là. Je suis content que papa soit là.

  • Ahhhhh Paaaaaaaa ahhhh

Je vais dire à papa que je n’ai rien fait. Où est Kiah? Je ne la vois plus. Je veux la voir! Des mains me retiennent fortement. On est tous sur le petit passage piéton. Il est petit ce passage. Comme Ifè. Papa est là. Il n’est pas content. Son visage est méchant. Il va me taper.

  • Ahhhhh ahhh
  •  Poussez-vous ! C’est mon fils!

Les mains me relâchent. Je vois enfin Elykiah. Elle était cachée derrière un passant. Je vais enfin la toucher. Papa est là déjà. Alors, je cours pour la toucher. Tout le monde crie. Je n’entends rien. Je veux juste toucher Elykiah. J’aime toucher ce que j’aime. Je ne peux pas dire je t’aime, je ne peux pas chanter de sérénade. Je touche. Je touche beaucoup maman. Je veux beaucoup toucher Elykiah. Mais elle se cache.

Papa me rattrape. Papa me pousse. J’ai mal. J’ai froid. Je n’aime pas ça. Papa m’a poussé par dessus le pont. Je tombe dans l’eau. J’entends tout le monde crier. L’eau entre dans mon nez. Je veux crier pour appeler maman.

  • Ahhhhh ahhhhh

L’eau entre plus en moi. Ca me fait mal dans le ventre. Je ne vois plus rien. J’ai peur. Ahhh ahhh. Je n’aime pas ça. Je voulais juste toucher Elykiah pour lui dire. Ahhhh, j’ai mal. Je ne respire plus. Je n’aime pas l’eau. C’est froid.

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16 commentaires sur “En attendant l’espoir

  1. Ce texte est trop difficile à lire. Il me rappelle Uche et il me fait pleurer. Elle était exactement comme Yeyinou et j’avais peur d »elle. Mon incompréhension a éveillé en moi de la méchanceté. Je suis au bureau et je pleure. Je le terminerai une fois seule.

  2. Rejeté et incompris du fait de sa condition, il avait bon coeur quand tout lui apprenait le contraire. Malheureusement personne ne saura jamais tout l’amour qu’il était prêt à donner. Nos rues grouillent de Yeyinou, qui hélas resteront tous incompris. Merci de nous rappeler qu’ils sont aussi humains, et peut être mieux que nous … Très beau texte. Continue de nous faire rêver.

  3. J’ai aussi fait 3S. J’ai connu le monsieur. Ton histoire, je la prends en plein dans la figure. Je n’avais jamais eu ce point de vue là. J’ai envie de pleurer, comme si je me découvrais un manque d’humanité.

  4. Un texte émouvant et édifiant. Toute une autre perspective de la vie à partir d’une situation simple dans laquelle on pourrait se retrouver. Chapeau l’artiste 👏🏽

  5. Waouh très émouvant,on ne peut s’ empêcher de verser une larme!! Il est temps que notre société apprenne à accepter les personnes ‘dites’ différentes,nous sommes tous des humains.

  6. C’est beau, émouvant…. Mais autant on le dit autant on ne peut le faire. On ne peut les comprendre… Les accepter, Oui on le veut mais comment faire si on n’est pas dans les mêmes dimensions? T’as pu donner une autre tournure à la chose et c’est en réalité assez souvent ce qu’ils pensent mais de manière pragmatique, on ne peut l’accepter, on ne sais pas comment et pourquoi ils sont devenus comme ils sont. Mais ils peuvent vraiment pas le manifester (tout ce qu’ils pensent) comme nous on l’aurait voulu! Par exemple ils pensent qu’on joue à la course poursuite or on est en train de les fuire, il pensait « la toucher » mais en réalité elle pensait qu’il était en train de la griffer parce-que c’était en réalité ce qu’il faisait inconsciemment! Bravo Mylène…

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