Batouré

C’est un texte qui gêne. Voilà la première réaction à la première lecture de cette histoire. Elle vous surprendra probablement, vous vous y reconnaîtrez sûrement.

J’ai écrit ce texte en pensant à Chidiac Michèle, elle qui par un soir, nous a raconté ce qu’on a jamais voulu voir. C’est quoi être Béninois ? Michèle nous a parlé d’elle, petite blanche à Parakou, Batouré à Cotonou et étrangère au Bénin.

Ceci aurait pu passer inaperçu si nous n’étions pas là, en ce moment, pendant cette période où nous choisissons la nouvelle égérie du Bénin. Ça aurait pu être simple si ces élections ne s’étaient pas résumées à qui serait plus Béninois que l’autre.

Alors, mon imagination est partie au galop récoltant des faits vrais et d’autres très faux. Alors, oui, ce texte est une fiction, une oeuvre de mon imagination. Une histoire. C’est un futur qui pourrait être, c’est une spéculation qui pourrait ne jamais être.

Ce texte n’est pas une prise de position. Il n’est pas une déclaration d’opinion encore moins une expression de vote. Il est ce qu’il est. Juste un texte.

C’est un texte pour Michèle.

A elle, pour toutes ces fois.


25 Mars, 20h 15 minutes.

Tout a commencé par un cri. Ou plutôt des cris. Ou plutôt une phrase. « Proclame définitivement élu Président de la République par 52,87% des voix, M. Sagbo… ». Et ce fut le chaos.

Yovo oh din”, 1 “Le Blanc-là est passé”, ‘’Olé !’’ 2, ‘’Ewlizo’’ 3.

Ces bruits nous empêchèrent de célébrer. Mon père me lança un bref regard. Je compris alors que plus rien ne serait pareil. Quelque chose venait de se rompre. La voix du président de la Cour Constitutionnelle fut couverte sur le plateau par un gigantesque grondement. Un peu comme celui que nous entendions simultanément depuis le salon de notre maison à la Cité. J’avais l’impression de vivre un moment irréel. Et pourtant.

« Proclame définitivement élu Président de la République par 52,87% des voix, M. Sagbo… ». Le K.O. Sagbo avait fait un K.O. Les plus belles catastrophes de la vie, on les imagine causées par les plus grands actes. Quelle malencontreuse illusion ! La nôtre commença par cette phrase. Mon père s’élança brusquement vers la porte.

  • Appelle ta mère ! Qu’elle rentre tout de suite.

Il sortit de la pièce. Je ne posai pas de questions. Je savais. Je le sentais. Je l’aurais prédit. Sagbo était mal venu. Il était différent, comme nous. La peau un peu plus claire, cette manière de chanter en parlant, cette manière de voir autrement. Comme nous.

Maman ne décrochait pas. N’eut-été les circonstances, je ne m’en serai pas inquiétée. Elle détestait le bruit, son téléphone était toujours sur vibreur. Comment pourrait-elle alors entendre mon appel dans cette explosion de rage, de colère, de haine ? La haine. Je pensais ne jamais la croiser. Du moins pas ici. « Dieu aime notre pays » disaient-ils. « Nous sommes pacifistes. Nous avons peur des armes. L’histoire peut le témoigner ». Comment en sommes-nous donc arrivés là ?

Maman ne décrochait toujours pas. Papa avait déjà bloqué toutes les issues. Le silence revint malgré quelques bruits sourds venant du dehors. Seule la voix du Président continuait à égrener les résultats définitifs de l’élection présidentielle. Papa revint au salon, la mine soucieuse. Il cria :

  • L’as-tu appelée ? Qu’elle rentre immédiatement !

Papa ne criait jamais. Je me mis à trembler. Je ne voulais pas y croire. Je m’apprêtai à lui dire qu’il dramatisait quand nous n’entendîmes plus la voix du Président de la Cour Constitutionnelle. Un homme l’avait bousculé pour reprendre le micro. C’était le représentant du Parti Communiste : « Fraude ! Fraude ! Prenez les armes ! Ils nous recolonisent ! Ils n’ont pas gagné ! Non au K.O ! Mettez le feu du Nord au Sud ! Empêchez ce Yovo d’atteindre le palais ! A bas la recolonisation ! En avant Cama… ».  Le représentant du Parti Communiste ne finit jamais sa phrase. Il venait d’être atteint par une balle tirée à bout portant par un militaire dans la salle de la Commission Électorale.

Une phrase. Une balle. Un mot.

Yovo au Sud. Batouré au Nord. Juste pour dire Le Blanc. Le différent. Celui qui n’est pas des leurs.

  • Merde ! Qu’elle décroche bon sang !

Il criait encore. Nous étions en danger. Moi, j’étais ici. Mais maman, elle, était dehors. Maman était une Batouré. Et actuellement, il ne fait pas bon d’être Batouré à Tono.

25 mars, 23h 50 minutes.

Maman ne décrochait toujours pas. Cinquante appels sans réponse. Trois heures que mon père était au bord de la crise. Trois heures que notre pays était tombé dans la violence. Dans la haine de l’autre.

Elle avait toujours été là cette petite haine sourde. Ce petit rejet qu’ils disent mignons. « Tu ne nous ressembles pas. Tu n’es pas des nôtres. Tu fais le Batouré ».  Puis, la petite comptine. « Yovo Yovo bonsoir, ça va bien ? Merci ». Je la trouvais également mignonne les premiers jours. Je n’avais alors que dix ans. Nous étions rentrés au pays. Au pays de Papa. A la maison. Il me disait toujours que c’était beau, un paradis où le sourire est le seul maître, où l’on n’a pas peur de respirer, où c’est la paix. Il en parlait des heures. Il m’apprenait de petits mots de sa langue à lui. « Akoba 4, A fon gandji ah 5, Yonnuvi, a yon dekpè 6 ». J’étais sa petite métisse à qui il apprenait l’art d’être Tonois. Et je l’étais. Je le suis. Mais pas assez. Pas pour eux.

La campagne avait mal débuté. Sous fond de désinformation, un placebo de patriotisme était né quand Sagbo a déclaré sa candidature. Il était tout à coup l’individu à abattre, par les mots, dans l’opinion. On prédisait qu’il était la Boîte de Pandore, un retour aux souffrances passées. Sagbo était la peur d’un peuple. On en a fait l’objet de haine. Du coup, il fallait prouver qu’on était Tonois en ne votant pas celui qui ne l’était pas assez. Pour eux.

Il fallait choisir. Chaque jour pendant vingt-quatre ans, on m’a demandé de choisir. Mais comment pouvais-je choisir quand même ma peau était partagée ? Entre le Blanc et le Noir. Entre cette Blanche et ce Noir. Entre la maison de ma mère et la maison de mon père. Comment pouvais-je ? J’étais rejetée là-bas et ici. Là-bas pour être trop brune et ici pour ne pas l’être assez. J’étais l’éternelle étrangère. Et pourtant, n’était-ce pas ma maison aussi ?

« Yovo Yovo bonsoir, ça va bien ? Merci ». Cette mignonne comptine devenait très vite la déclaration de guerre. C’était la phrase du rejet. Puis, il y avait les autres phrases. Ces petites remarques ridicules quand je nouais un pagne. Ou quand je disais ‘’Akoba’’. Ou quand je préférais boire une soupe quand il y avait de la pâte noire au menu. Ou encore quand mon accent chantait. J’étais la Yovo qui, pour eux, devait nécessairement jouer à la Yovo mais ne pas trop l’être, celle qui devait être des leurs mais ne pas trop l’être aussi. Toujours prouver, toujours choisir. J’étais celle à part qui n’était de nulle part.

Un présentateur annonçait ce que nous savions tous déjà. Des émeutes avaient éclaté dans la ville depuis l’annonce de la victoire du candidat à la peau café au lait. Les grandes artères de notre petit pays étaient prises d’assaut par des individus manipulés par quelques candidats malheureux. Je les imaginais bien réfugiés dans un endroit sécurisé donnant des instructions à des hommes de main, leur demandant de tout casser et de créer le désordre, de mettre Tono à feu. Ils prendraient pour argument la mort du représentant du Parti Communiste. Mais je sais. Ils savent. Nous savons tous que c’était au-delà de cette balle. C’était ce simple mot : l’autre. Ou ici à Tono, le Yovo, le Batouré.

Maman ne décrochait pas. Papa avait appelé tout le monde : ses amis, le supermarché, les voisins et même les policiers. C’était la même rengaine : « Nous ne l’avons pas vue. Faites attention à vous ». Puis, ils lui raccrochaient tous au nez. Comme s’ils étaient effrayés. Parce que nous savions tous. Mais personne ne voulait voir.

  • Je vais la chercher, décida-t-il à brûle-pourpoint. Toi, tu ne bouges pas d’ici. Tu refermes derrière moi. N’ouvre à personne, m’entends-tu ?

Il criait de nouveau. Je me mis à pleurer.

  • Elle va revenir, papa. Ne me laisse pas seule ici, j’ai peur, suppliais-je entre deux sanglots.

Mes défenses avaient cédés. Un drame se jouait à nos portes, aux portes de la cité. J’aurais voulu entendre plus de bruit, plus de cris pour me rassurer. Mais un silence trompeur et chargé de tension s’était abattu dans le quartier. Je ne pouvais plus garder mon sang froid. Parce qu’Il était ici. Dans la cité. Il y vivait comme la majorité des Batourés de la capitale. Sagbo était ici.

  • Rien ne t’arrivera. Je ne vois même pas pourquoi tu paniques. Tu restes ici, si elle décroche, demande-lui où elle est. De rentrer ou de m’appeler. Ou tu m’appelles. Ne t’inquiète pas, ce n’est qu’une tension passagère. Ça peut arriver partout. Tu es une grande fille, maintenant. Ne pleure pas.

Il s’approcha de moi et me caressa tendrement le visage. De ce geste que j’aimais tant et qu’on lui reprochait. Parce que cela n’était pas Africain. Parce qu’un Père Tonois ne devrait pas le faire. Parce qu’un homme Tonois n’est pas censé être aussi sentimental. Ces foutus clichés et préjugés qui nous pourrissaient la vie et qui sont la cause de tout ceci.

Papa est donc parti. Maman ne décrochait toujours pas. La télé crachait encore la violence dehors. Et moi, j’étais là. A attendre que rien ne se passe comme d’habitude.

26 mars, 03h 45 minutes.

Ils étaient là. Je les entendais cogner contre la porte de la Cité. Ils étaient venus pour lui. C’est ce qui se disait à la télé. Ils avaient marché depuis Le Stade. Des kilomètres à scander : « A bas le Yovo ! A bas le Batouré ! A bas la recolonisation ! Désiste-toi et quitte notre pays ! » ou encore les « Sagbo Zéro ! ».

Notre pays. Comme si nous n’étions pas aussi Tonois qu’eux. L’électricité fut coupée. Je devins plus fébrile. Je baignais mes larmes dans le noir, trop craintive à l’idée de sortir du salon pour allumer le groupe électrogène. Mon portable s’était déchargé, lassé d’appeler à n’en plus finir ma mère et maintenant mon père. Une sinueuse éventualité se glissait dans mon esprit. Je ne voulais pas y penser. C’est ce qu’on a tous fait durant cette délicate période. On n’a pas voulu voir. On n’a pas voulu y penser. Et aujourd’hui, on le vit.

D’abord, c’était les affiches. Elles étaient vandalisées. La plupart du temps, c’était celles de Sagbo. On lui lacérait le visage ou on le déchirait. Ou on le coloriait en noir. Cela signifiait beaucoup mais on n’a pas voulu le voir. Ensuite, c’était les petits incidents. Une petite bagarre par ici parce que X serait pour Sagbo, un jet de pierres par-là toujours en raison de ce choix. Enfin, c’était les interjections dans la rue quand passe un groupe de Batouré, ou juste moi et maman. « Aucun Yovo ne sera président dans ce pays ! Rentrez chez vous ! Tout sauf le Blanc ! ».  Les insultes fusaient. Batouré devenait une véritable insulte, parce qu’ils disaient qu’on était les mêmes.  Qu’on voulait tout leur prendre, leurs emplois, leurs routes, leurs parcelles, leur pays. Comme si nous, nous n’étions pas Tonois.

Les bruits se rapprochèrent. Les cris également. Ils avaient réussi à passer la barrière sécuritaire. « A bas le Yovo ! A bas le Batouré ! A bas la recolonisation ! Désiste-toi et quitte notre pays ! ». Ne pouvons-nous pas vivre ensemble et oublier ces petites différences qu’on ne choisit pas ? Etre Tonois ne pouvait-il pas n’être que ce lien de cœur qui nous lie ? Ce lien qui transcende la peau, la langue, l’accent, le riz, la soupe et le pagne ?

J’ai peur. Que lui veulent-ils ? Que veulent-ils lui faire ? Vont-ils se contenter de l’insulter et de crier devant sa résidence ? Et s’ils ne s’arrêtaient pas à la porte ? Que lui feront-ils ? Que nous feront-ils ?

26 mars, 04h 12 minutes.

Un jour, j’avais demandé à papa pourquoi je n’arrivais toujours pas à m’y faire ? J’en étais même arrivée à ne plus m’assumer, à avoir honte de cette peau entre deux peaux, de cette vie entre deux eaux. Papa m’a fait remarquer que chaque fois que je parlais, je ne disais jamais nous. Juste eux. Je n’y fais pas attention. Il a peut-être raison. Je me relis, sous la lumière de la lampe de secours, et je remarque tous ces ‘’eux’’ que j’ai écrit. J’étais aussi le problème. Je ne disais jamais nous, je ne me comportais pas non plus comme un nous. Je voulais à chaque fois leur rappeler que j’étais différente. Je n’étais pas seule. Les Batourés s’étaient construit une Cité, à eux tous seuls. On faisait semblant de ne pas la voir, cette ligne que nous avons construite entre eux et nous. Comme si nous n’étions pas Tonois. J’entends un bruit.

26 mars, 04h 15 minutes.

J’ai extrêmement peur. J’entends des bruits à la porte. Ils doivent être plus de cinq. Ils crient : « Sortez ! Bande de voleurs ! ». Qu’ai-je volé moi ? Dois-je éteindre la lumière ? Je panique. J’entends le bruit de leurs conversations. Mais Sagbo ne vit pas ici ! Que nous veulent-ils ? On n’a jamais fait aucun mal. Je suis allée me refugier dans la chambre de papa. Mais où sont-ils ? Maman et papa ? Ils m’ont laissée ici. Toute seule. J’ai si peur. Et si ?

26 mars, 04h 33 minutes.

Je crois qu’ils ont défoncé le portail. J’ai pourtant bien fermé. J’espère qu’ils se retourneront. Que viennent-ils chercher ici ? « Ces enfoirés de Batouré ! Regarde-moi la caisse ! Ils ont élu leur représentant pour mieux nous voler. Mais ça ne va pas se passer ainsi ». J’entends plus distinctement leurs voix. Pourvu qu’ils ne viennent pas par ici.

26 mars, 04h 35 minutes.

Je me rappelle quand papa me parlait de Tono. Le paradis, le sourire, la tolérance où on était différents mais ensemble. Que nous est-il arrivé ? Il y aurait-il des différences inacceptables ? Je pense qu’ils sont dans le salon. J’entends des objets se fendre sur le sol.

26 mars, 04h 36 minutes

Je pense que je devrais éteindre la lumière. J’entends des bruits de pas devant la chambre de papa. Je suis dans le placard. Je v

Fin.

  1. Le Blanc-là est élu (Langue Fon)
  2. Oh voleur ! (Langue Fon)
  3. Ça prend feu ! (Langue Fon)
  4. Interjection vive pour exprimer le malheur ou une aberration (Langue Fon)
  5. Comment te portes-tu ? (Langue Fon)
  6. Demoiselle, qu’est-ce que tu es belle ! (Langue Fon)

Ne ratez pas les prochaines publications !

Saisissez votre adresse e-mail pour en être informé.

22 commentaires sur “Batouré

  1. Histoire qui frise une réalité qui apeure. Qui incite à une maîtrise de soi susceptible de prévenir un mal dont certains n’auront aucune pudeur à s’y livrer. Apprendre à accepter l’autre sans distinction de race. L’accepter et cesser de prétendre qu’il n’est pas assez ci ou qu’il n’est pas assez ça. Admettre qu’il est des nôtres. Cela pour un «monde juste». Histoire très réfléchie et pertinente, chère Mylène.

  2. j’ai apprécié ta description déguisée de la crise post-électorale dans un pays dont toi seule a le nom. ça n’arrive pas qu’aux autres, dit-on.
    Cultivons la paix et la tolérance pour éviter cette situation dramatique au 229
    J’ai aimé

  3. Belle histoire! Triste histoire!
    Tout y est dit. Mais le point le plus important à mon avis: les « yovos » qui ne se mélangent pas à la population, qui vivent mieux dans des quartier chics ce qui exaspère des tensions latentes résidus de l’esclavage et de la colonisation qui sont encore vives parce qu’on nous chante tous les jours que la condition africaine (surtout francophone) est le fruit de ces deux événements qui sont terminés, pour le plus récent, depuis 56 ans.
    Mais si je ramène cette fiction à la situation actuelle, je pense que le rejet est plus due au système qui impose le candidat et à la manière dont on l’impose.
    Pour finir, prions pour avoir le president que le peuple aura élu dans la paix et que certaines choses changent pour éviter qu’on arrive à cette extrémité que tu décris. Car elle aurait pu être aussi nord sud comme en Cote d’Ivoire.

  4. Celui qui hait son frère est un meurtrier, et il y a un dicton chez nous qui dit que personne ne sait où les pieds amèneront la tête C’est vrai que ça peut nous arriver tous donc ……

  5. J’aime bien te lire, ta plume est belle et rafraichissante. Sauf qu’en ce qui concerne les idées tu tourne un peu en rond, en montant trop souvent sur tes grands chevaux de la bienpensance. Quel beau texte cela aurait pu être si tu étais en mesure de comprendre ce sentiment de rejet, emminament légitime au lieu de le juger. Les pauvres gens ont quand même le droit de trouver trop noir, trop blanc, trop gros, trop mince, trop riche, trop pauvre, celui qui aspire à les diriger, à les dominer, ils peuvent embrasser comme rejeter, c’est leur droit le plus absolu, c’est d’ailleurs tout ce qu’il leur reste.

    1. Quand le jugement des gens vont au-delà des simples pensées pour devenir des actes effrayants, rasant une société, ses membres, une paix, une quiétude, peut-être sauriez-vous que la « bien-pensance » que vous fustigez est le principal obstacle à la paix dans notre monde. Où sont donc passées les libertés élémentaires? Le droit d’être soi-même? Le droit d’être accepté tel qu’on est, sans discrimination de peau, de taille, de poids, de grosseur ou juste d’opinion? Non, ce n’est pas de la bienpensance. C’est une déclaration des droits de l’Homme! Merci pour votre avis et pour la lecture! 🙂
      Cordialement,

      Mes grands chevaux.

      1. Quoiqu’il en soit ce scenario catastrophe évoqué n’a jamais eu de précédent dans ce pays. Justement parce que les gens savent faire la part des choses ici. Notre culture accepte volontiers le métissage, même trop au point de rejeter ses propres valeurs au profit de celles venues d’ailleurs. C’est juste que quand tu identifie le racisme comme cause, moi je vois plutôt la lutte des classes et le rejet de l’impérialisme.

        Cdt.

  6. Elle fait froid dans le dos, cette histoire. Pourvue qu’elle éveille notre conscience et nous fasse comprendre que la paix, la quiétude et l’acceptation de l’autre en dépit de sa couleur de peau, son accent, sa personnalité, sa taille, son poids et son opinion restent les choses meilleures à conserver.

  7. Voici qui me rappelle étrangement le début du génocide rwandais en 1994.
    Et oui. Même si chez nous, nous avons pu faire la part des choses. Serons-nous aussi justes dans nos jugements demain ? Je l’espère. Sans avoir la peau métissée, mais en étant simplement d’ici et étant née ailleurs, je ne me suis jamais sentie chez moi. Au point que je me revendique de ma terre natale, et non de celle d’ici.
    De l’impérialisme, une lutte des classes… De gros mots qui traduisent simplement de l’intolérance et un refus de s’assumer.

    Après tout, les Blancs ne nous ont pas colonisé tout seuls. Ce sont nos frères Noirs qui ont trouvé juteux et rentables le commerce dont je ne veux pas appeler le nom. Et si les Blancs continuent, dans un certain sens, continuent d’être vainqueurs, c’est bien parce que des Noirs acceptent d’être leurs pantins. Allons revoir le parcours de Lumumba au Congo.

    Quand est-ce que l’Africain va cesser de voir en l’autre son ennemi et reconnaître dans le miroir qui il est ? Alpha Blondy a bien dit « les ennemis de l’Afrique, ce sont les Africains ».

    1. Le jour où nous nous verrons semblables à tout le reste du monde , au delà de nos différences, nous trouverons enfin le répit à ces longs jours de soumission

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *